Archive pour la catégorie ‘8 - Chili’

Bilan du Chili

Mercredi 12 mai 2010

Nous sommes venus au Chili sans apriori et pensant que cela serait un pays sympa mais sans plus. Que nenni, à notre grande surprise, nous avons été éblouis !!! En effet, ce pays est vraiment chouette, et même malgré le fait que nous sommes finalement allés vers le Nord au lieu du Sud initialement prévu. Je crois que le clou du spectacle a été sans aucun doute San Pedro de Atacama qui nous a complètement charmé. Géographiquement parlant, si l’on ajoute l’île de Pâques au Chili, ça déchire tout ! De plus, le pays est très facile à visiter et le confort des bus est extraordinaire (important car le pays est grand).

On a aimé

-       L’île de Pâques

-       Vilches et la merveilleuse balade de l’Enladrillado

-       Le vieux Valparaiso

-       Les pingouins de l’île de Damas

-       Pisco Elqui et son atmosphère reposante si particulière

-       San Pedro de Atacama dont les lagunes, déserts, animaux sauvages, baignades dans des endroits insolites, les gorges de Cactus, etc

-       La cordillère des Andes qui est omniprésente

-       Le pain, le vin et surtout les avocats :-)

On a détesté

-       la vieille mégère de San Pedro pour tenter en vain d’acheter nos billets pour Salta

Bus : 46h

N & A



Adieu San Pedro

Mercredi 12 mai 2010

Nous quittons San Pedro avec une vive émotion. En effet, ce village et ses environs nous ont vraiment charmés, nous en garderons un souvenir gravé dans nos mémoires.

Nous partons en bus (comme d’hab quoi), et cela pour 12h pour rejoindre Salta en Argentine. Sur la fin du trajet, je discute avec un Français de 38 ans (on a vu son passeport). Encore une fois, c’est un grand voyageur, il fait dix mois en Amérique centrale et du sud. En 2007, il a fait 13 mois, de Bangkok à Paris. Ses prochains voyages sont déjà tracés : Pékin-Venise, Jérusalem Afrique du Sud, et Europe du Nord jusqu’au Kamtchatka O_O

N & A



Champs de Geysers à 4320m, oiseaux, Machuca, gorge avec des cactus et les étoiles

Mardi 11 mai 2010

Aujourd’hui, c’est reparti pour un tour ! Néanmoins, cette fois-ci cela ressemble plus à une expédition qu’à une excursion. En effet, on repousse toujours les limites, et on se lève à 4h00 du mat’. Autant dire que c’est dur.

Nous roulons bien 2h30 pour rejoindre les geysers d’El Tatio ! La route est vraiment cahoteuse. Sur le trajet, on ne voit pas grand chose car il fait nuit noire.

Nous arrivons et voyons de la fumée se dégager de la plaine qui est très grande. Le guide (un nouveau) discute avec un garde du site et nous apprend une nouvelle qui va nous faire chaud au cœur : il fait tout simplement -11°C. Mais pourquoi venir se les geler si tôt ? Non, nous ne sommes pas masos, mais il faut y être avant 7h00 pour observer le maximum d’évaporations. Nous marchons une bonne demi-heure au milieu de ce gigantesque champ de geysers. Néanmoins, nous trouvons que c’est bien moins varié (y a pas vraiment de grand jet, pas de piscine de boue, etc) que ce que nous avons vu à Rotorua en Nouvelle Zélande. Bref, ensuite, c’est baignade ! Oui, comme il fait -11°C, pourquoi ne pas se baigner ? En fait, il y a des bassins d’eau chaude. Surprise, cela n’est pas si chaud, avoisinant les 34°C, ça fait un peu « tiédou ». Il n’en reste pas moins que c’est classe de se baigner à cette altitude et par ce froid d’hérisson. En revanche, sortir de l’eau est une expérience en soit.

C’est l’heure de reprendre la route. Nous roulons 1h00 pour s’arrêter devant une étendue verte en plein désert. Il y a plein d’oiseaux. Nous les observons un moment. En route, on voit des Vicunas (sorte de lamas sauvages) et des autruches. On continue pour rejoindre le village tout mignon de Machuca. Là encore, l’église vaut le coup d’œil. Son clocher est à côté et il est tout « gros », voir les photos pour comprendre.

Nous laissons le village pour partir pour le dernier site : marcher dans des gorges entourées de cactus. Par ailleurs, cette agence est une des rares à faire cette rando bien spéciale. Nous marchons à peu près 20 min pour arriver jusqu’à une petite cascade. Inutile de dire qu’il y a des cactus de partout. Le guide nous explique que le cactus prend 3-5 cm par an, et que certains ici ont plus de 200 ans ! Nous rebroussons chemin pour rejoindre le bus.

Nous arrivons à la fin de l’expédition, nous rentrons à San Pedro, mais la journée n’est finie pas pour nous, ce soir nous avons rendez-vous avec les étoiles.

Avant cela, il nous faut acheter des billets de bus pour demain pour Salta (en Argentine). En fait, pour les départs le mercredi, il y a une seule compagnie, et ils ont seulement un seul « pseudo » bureau dans une agence de tourisme. Le gros hic, c’est que la nana les vendant n’est jamais là, et celle de l’agence nous dit de revenir à 14h00, puis 19h00, puis le lendemain et cela en boucle depuis 4 jours !!!! En plus cette nana est antipathique au possible. Donc, nous sommes la veille du départ et c’est toujours le même cirque. Tant pis, on change nos plans, et décidons de rejoindre d’abord une plus grande ville (Calama) pour essayer d’avoir ces fichus billets. Sans savoir pourquoi ni comment, sur le trajet pour prendre les billets pour Calama à l’agence Tur Bus, la chance nous sourit et nous voyons un panneau « Salta » devant une petite maison. Le miracle se produit bel et bien, c’est une nouvelle compagnie qui assure également cette fameuse liaison pour Salta. Enfin, nous pouvons prendre nos billets O_O. A posteriori, nous regrettons de ne pas avoir lâché un hurlement primaire à l’autre mégère pour lui dire toute la rage que nous avons envers elle !

Avec tout ça, c’est l’heure de partir pour les étoiles. Nous montons dans un bus rempli de français. Nous roulons 15 minutes et arrivons à une maison éloignée de San Pedro. En fait, c’est la maison du fondateur de ce tour des étoiles. Comme cela va être en français, c’est lui même qui va nous faire voyager dans les étoiles :-)

Dans la première partie, il nous explique à l’extérieur comment observer les étoiles à l’œil nu. De plus, il nous raconte plein de choses sur l’astronomie. Il est très pédagogue, et en plus il a un excellent humour. Nous apprenons par exemple que toutes les étoiles sont des « soleils » comme celui que nous voyons tous les jours au-dessus de nos têtes. La différence c’est que le nôtre est proche de la terre, alors que les étoiles sont à des années lumières. De plus, il nous montre avec un laser les constellations, nous raconte l’origine de l’astronomie, etc. Bref, c’est hyper intéressant.

Ensuite, vient le moment d’observer les étoiles avec des télescopes. C’est hallucinant le nombre qu’il possède. De plus, il ne faut pas comprendre télescopes de pacotille posés sur un trépied en plastoc, mais des gros télescopes dont certains devant faire 3m de longueur et 80cm de diamètre. Il doit y en avoir une bonne douzaine, et chacun d’entre eux est réglé sur quelque chose de précis. Nous concernant, nous sommes stupéfaits de voir trois choses : Saturne avec son anneau, une nébuleuse comprenant des millions d’étoiles et enfin la « boite à bijoux » qui comprend trois étoiles de couleur bleu, rouge et jaune.

Enfin, la dernière partie consiste à répondre aux questions. Nous parlons évidement du big-bang, de ce qu’est l’univers (une sorte de poupée russe), de l’éventuelle vie ailleurs, etc.

A la fin du tour, on se sent tout petit dans cet univers complètement démesuré et inconcevable pour un homme normalement constitué.

N & A



Merveilles en tout genre

Lundi 10 mai 2010

Il est 6h00 du mat’, le mini-van nous prend pour partir en excursion. Nous roulons une petite heure pour rejoindre le désert de sel d’Atacama. Il ressemble un peu à un paysage volcanique (sortes « d’éponges » rocheuses très rugueuses), sauf que c’est de couleur jaune marron clair. De plus, le guide nous apprend qu’il y a deux types de désert de sel : ceux ultra secs et ceux un peu humides. Atacama rentre dans la première catégorie alors que par exemple Uyuni (en Bolivie) dans la deuxième. Ce dernier a d’ailleurs comme particularité d’être tout blanc et plat comme une feuille de papier. Bref, le désert d’Atacama est grandiose et comme toujours, il y a en fond la belle cordillère des Andes.

Le guide nous indique le chemin pour observer les flamands. Ils se trouvent dans une lagune. C’est assez magique de voir tous ces oiseaux juste devant nous. De plus, nous sommes les premiers touristes (on s’est levés à 6h00 pour ça), donc c’est vraiment classe. Soudainement, une bonne douzaine d’entre eux s’envolent. C’est rigolo à voir car ils courent sur l’eau en battant des ailes puis s’envolent.

Le guide nous apprend de nombreuses choses sur les flamands dont le fait que plusieurs mâles essaient de séduire une femelle en dansant :o)

Nous laissons les flamands pour aller manger un bon petit dej’ préparé par le chauffeur. Le guide nous explique que l’eau des lagunes dans les déserts d’ici provient de rivière souterraine venant des montagnes des Andes. De plus, il nous fait deviner quelle est la profondeur max de sel et d’eau sous nos pieds ? ……………….. plus d’1km O_O

Bref, nous voilà en route pour les lagunes Miscanti & Minique, qui se trouvent à 4100m tout de même ! Nous arrivons en haut et pas de soucis pour les problèmes d’altitude. Faut dire que nous avons été habitués à des altitudes extrêmes à Bristol. Mais bon, on ne va pas s’attarder sur nos capacités exceptionnelles (on pense d’ailleurs que nous sommes vraisemblablement prêts pour l’ascension du K2)… le spectacle est ailleurs. En effet, devant nous c’est complètement hallucinant psycho méga merveilleux !!!! Une lagune d’une tout beauté, entourée de deux volcans frisant les 6000m. De plus, il y a de ci de là de la neige apportant une touche de pureté dans ce paysage.

Nous marchons au bord de la lagune sur un sentier. Je commence à tchatcher avec un gars danois du groupe. C’est un fan de photo, il a un Leica (la classe). Il me dit qu’il adore la France, notamment une région, l’Ardèche, et plus précisément les environs de Largentière. J’ai l’impression que cela m’est familier mais je n’en suis pas sûr… Nous marchons jusqu’à la deuxième lagune. Elle est très jolie également.

Nous repartons et à ce moment précisément, j’intuite que notre voyage va nous marquer pour le restant de notre vie.

Nous mangeons dans un petit village : Socaire. Le repas est pas mal. C’est agréable, le groupe est super sympa (les mêmes personnes qu’hier) et pendant le repas nous revoyons l’actualité : l’euro, l’Europe, les élections anglaises, etc.

Nous enchainons sur la visite du village Toconao dont le clocher est remarquable car il n’est pas sur l’église mais sur la place.

Sur le retour, le guide nous raconte encore plein de choses. Il nous montre un camp de base au pied des Andes. En fait, sur le plateau il y a en construction le plus grand radio télescope du monde (projet ALMA), financé par l’ESO (l’agence européenne), comprenant pas moins de 64 télescopes devant agir en un seul. L’un des buts est de savoir précisément l’ âge de notre univers, moi cela me fascine O_O

Le tour est fini, nous remercions le guide qui déchire tout ^_^

N & A



La vallée de la mort et de la lune

Dimanche 9 mai 2010

Nous nous promenons le matin dans la ville. Elle est très jolie et bien animée. Nous avons un coup de coeur pour l’église.

A 15h00, c’est l’heure de l’excursion : la vallée de la lune. Cette fois-ci, nous partons à l’heure. Nous commençons tout d’abord par rejoindre un point de vue pour admirer la vallée de la mort. Les mots me manquent pour décrire le spectacle hallucinant, les photos s’en chargeront. Ensuite, nous allons à un autre point de vue pour voir la vallée de la lune dans son ensemble, qui est en fait composée de montagnes de cristaux de sel. Au passage, notre guide est vraiment génial. Il est hyper cultivé et nous apprend de nombreuses choses dont 1) que non loin de là, il y a le désert le plus sec et le plus vieux du monde, il n’y a pas plu depuis………………………… 1 million d’années 2) la cordillère des Andes est en fait une sorte de plateau de 4000m de moyenne sur lequel il y a poussé comme des champignons des volcans culminant à plus de 6000 m.

Ensuite, nous reprenons la route pour arriver à l’entrée d’un canyon. Nous faisons une petite rando d’une heure à l’intérieur. C’est hallucinant car on entend les roches « craquer » à cause des chocs thermiques. Le paysage est vraiment chouette.

Enfin, nous terminons la journée en admirant le coucher de soleil sur un point de vue au centre de la vallée. C’est énorme, encore une fois, de voir la lumière s’enfuir des Andes, c’est quelque chose. De plus, nous avons de la chance, il y a quelques nuages, ce qui est excellent pour un coucher de soleil.

N & A